Travail du soir à la maison (2ème partie)

Que faut-il réactiver ?

1. Convoquer et accueillir les souvenirs du cours. (Le cahier ou le classeur de cours est fermé)

TOUS les souvenirs, même les non scolaires, car les souvenirs appellent d’autres souvenirs.

Il peut être utile, pour éviter toute forme d’illusion, d’écrire ces souvenirs, d’en faire un schéma heuristique ou de les noter dans un cahier qui servira uniquement à cet usage : le cahier d’évocations.

2. Ouvrir le cahier (seulement maintenant) et vérifier, modifier, compléter (VMC) que ce qu’il a en tête contient le cours :

  • Vérifier que ce que nous avons en tête est bien conforme à ce qui est écrit ;
  • Modifier ce qui n’est pas semblable ;
  • Compléter si besoin.

Cela nous oblige à travailler ce que nous avons en tête (le cahier fermé ou caché à chaque fois) pour le rendre en accord avec le cours écrit (cahier ouvert).

3. Imaginer des situations de réutilisation de nos connaissances.

Par exemple, des moments ou des lieux où ce que nous venons d’apprendre nous resservira, à appliquer ou/et à expliquer.

Imaginer, par exemple, de façon la plus précise possible, toutes les questions possibles d’un contrôle sur ce cours ou les différents types d’exercice que l’on peut faire avec telle partie du cours.

4. La mémorisation

MÉMORISER C’est mettre quelque chose dans sa tête à sa façon, pour pouvoir le redire, le, récrire, le redessiner, le refaire, le réutiliser plus tard, dans certaines conditions et circonstances.

MÉMORISER C’EST DONC SE TOURNER VERS L’AVENIR !

5. Combien de temps étudier ?… et importance d’arrêter

20-30 mn étude + 10 mn pause + 20-30 mn étude + 10 mn pause etc…

On apprend mieux les choses qui sont au début et celles qui sont à la fin que celles qui sont au milieu.

Cela s’appelle l’effet de primauté (ou primarité) : les premiers éléments sont mieux retenus que ceux du milieu, d’une part, et l’effet de récence : les derniers éléments (les plus récents) sont mieux retenus que ceux du milieu, d’autre part.

Le niveau d’attention baisse en milieu de séance (de cours, de travail) pour remonter ensuite vers la fin. Nous pourrions nous affliger de voir ce niveau baisser : à quoi bon travailler si c’est pour avoir un creux en milieu d’étude ?

Mais il existe une solution toute simple : si le niveau est plus élevé au début et à la fin… faisons plusieurs débuts et plusieurs fins ! Autrement dit, FAISONS DES PAUSES !

Oui, mais pas n’importe comment !

  1. Tout d’abord, des études rapportent que travailler moins de 20 minutes serait inefficace. Cela ne laisserait pas suffisamment de temps au cerveau pour traiter correctement l’information. Souvenez-vous, dans les courbes de la mémoire le pic d’information était autour de 10 minutes. Il faut donc savoir laisser du temps au cerveau de faire les liens nécessaires avec l’énorme stock de connaissances que vous avez en tête. Le temps de s’échauffer si vous préférez…
  2. Ensuite, faire une pause de plus de 10 minutes ne servirait à rien (le temps de mettre la table par exemple ou encore de vider le lave-vaisselle…).
  3. Enfin, de même que travailler moins de 20 minutes serait inefficace, travailler sans faire de pauses plus d’une cinquantaine de minutes le serait également, le niveau d’attention baissant au-delà.

Quand 20 min + 20 min = 1 h !

L’emploi du temps de travail à la maison serait donc : 20 min de travail, 10 minutes de pause (pas devant un écran !), 20 minutes de travail, etc.

Comme dit plus haut, cela permet de faire remonter le niveau d’attention.

Et comme le niveau d’attention est plus élevé, il faut du coup moins de temps pour apprendre la même chose ! En effet, même en ménageant une pause, nous passons moins de temps sur le travail car l’attention est meilleure : “Nous sommes plus à notre travail” comme on dit…

6. Quand un élément isolé parmi plusieurs est mieux appris que les autres…

Le niveau d’attention remonte pour quelque chose qui se distingue du reste. Par exemple, dans une liste de mots écrits en noir, un mot écrit en rouge sera mieux retenu que les autres.

Cela donne une indication supplémentaire pour mieux apprendre, même si nous l’utilisions déjà sans forcément en être conscient. Par exemple, souligner ou surligner les mots-clés dans un cours ou un exercice…

Adieu les cours écrits d’une seule couleur, sans retour à la ligne où l’œil se noie dans une mer de lettres toutes identiques les unes aux autres… Attention toutefois à ne pas transformer le cours en feu d’artifice avec une débauche de couleurs : le cerveau ne saurait plus… où donner de la tête !

Avoir encadré le paragraphe précédent était censé vous permettre de rehausser votre niveau d’attention…

7. Alterner les disciplines

Dans le même état d’esprit, nous avons à gagner à alterner les disciplines lorsque nous travaillons. Exemple : au lieu de faire 1 h de maths puis 1 h d’anglais, il serait plus efficace de faire 30 minutes de maths, 30 minutes d’anglais, 30 minutes de maths, 30 minutes d’anglais.

Ou bien encore, au lieu de travailler dans cet ordre maths, français, anglais, alterner les disciplines de type différent : maths, français, anglais…

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