Premiers flocons

Les enfants les attendaient avec une joie impatiente. Ils les ont vus tomber avec un plaisir émerveillé.

Certains se sont surpris à fredonner le solo d’Antoine Brodin dans la Pastorale : “Sur les routes, blanche neige, Tombe à grands flocons, Tout le monde se protège De ses tourbillons. Quand la fête est finie, L’on rentre joyeux, L’on s’assoit bien vite Auprès d’un bon feu.”

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D’autres ont tenté de happer quelques cristaux, d’autres encore de les tasser pour en faire des projectiles, tandis que les mordus du waveboard, devenu sport favori de l’Ecole, continuaient à s’entraîner pour la compétition, sans cesse reportée en raison des conditions climatiques.

Les professeurs, quant à eux, regardaient la route blanchir, non sans quelque inquiétude, dans un pays où les saleuses sont d’une efficacité qui reste à prouver…

Et tout le monde, frileux et moins frileux, s’est régalé de cette valse féerique tombée du ciel, venue blanchir et réjouir la monotonie de l’hiver. La pensée que les maîtresses pourraient avoir l’idée (saugrenue, avouez-le !) de transformer ce spectacle en devoir littéraire n’est même pas venue ternir la joie des enfants…